Vous venez de jouer un par 4 solide. Drive dans le fairway, fer 7 qui atterrit sur le green. Et là : 3-putts.
Le genre de trou qui ne devrait rien coûter et qui vous fait perdre un coup pour rien.
Si ça vous arrive 2 ou 3 fois par partie, vous vous demandez peut-être si c’est juste vous qui puttez mal ou si tout le monde galère pareil.
J’ai longtemps été un TRES mauvais putteur.
Avec 39 putts par parcours de moyenne et des pointes à 43 putts certains jours.
Oui, ça fait au moins 7 fois 3-putts sur un seul parcours…
Alors, j’ai recoupé les statistiques disponibles (PGA Tour, données Strokes Gained, bases d’analyse de performance amateur) pour répondre clairement à la question.
Et le résultat n’est pas vraiment celui qu’on imagine…
Combien de 3-putts faites-vous « normalement » selon votre niveau ?
Voici la fréquence moyenne de 3-putts par partie selon le niveau de jeu :
| Catégorie de joueur | Putts moyens par partie | Fréquence de 3-putts |
|---|---|---|
| Professionnel (PGA Tour) | ~28 à 29 | ~0,5 par partie (1 tous les 36 trous) |
| Joueur Scratch (Index 0) | ~30 à 32 | ~1,3 par partie (1 tous les 14 trous) |
| Haut Handicap (Index 20+) | ~36 à 40+ | ~3,5 à 5 par partie (1 tous les 4 à 5 trous) |
Ce qui change entre un scratch et un index 20+ au niveau du putting, ce n’est pas un trou ou deux.
C’est 3 à 4 putts gâchés sur la partie entière.
Si vous êtes à 3-4 trous « catastrophe » sur le green à chaque sortie, vous n’êtes pas un cas isolé….
… vous êtes exactement dans la norme statistique de votre niveau.
Ce qui veut aussi dire qu’il y a une vraie marge de progression, mesurable.
Le vrai coupable des 3-putts n’est pas le putt que vous croyez
C’est là que les chiffres deviennent vraiment intéressants. Voici le taux de réussite au putting selon la distance, pour les trois mêmes catégories de joueurs :
| Distance | Professionnel | Scratch (Index 0) | Haut Handicap (Index 20+) |
|---|---|---|---|
| 1 mètre | 99 % | 94 % | ~84 % |
| 1,5 mètre | 80 % à 91 % | 66 % à 80 % | ~50 % |
| 3 mètres | 41 % à 45 % | 33 % à 37 % | ~20 % |
| 7,5 mètres | ~10 % | ~9 % | ~7 % |
Regardez bien la dernière ligne : Même un pro du PGA Tour ne rentre qu’un putt sur dix à partir de 7,5 mètres.
À ce niveau-là, l’écart entre un pro et un haut handicap (10% vs 7%) est presque négligeable.
Personne ne rentre ces longs putts de façon fiable…
…Pros compris.
Ce que ça veut dire concrètement : faire 2 putts depuis 7,5 mètres n’est pas un raté, c’est la statistique normale qui s’applique.
Le vrai problème n’est donc presque jamais le 2ème putt qu’on « manque »…
… c’est la distance à laquelle on laisse le 1er putt.
Un 1er putt qui s’arrête à 30 cm du trou se termine quasiment toujours en 2 putts.
Un 1er putt qui s’arrête à 2 mètres laisse une vraie chance de 3-putts, même pour un bon joueur.
C’est exactement pour ça que travailler « comment mieux lire la pente » a un effet limité si on ne travaille pas en parallèle la maîtrise de la distance.
Et vous, où vous situez-vous vraiment ?
Le tableau ci-dessus donne une fréquence moyenne par niveau, mais votre propre nombre de putts par partie est un meilleur indicateur individuel.
Si vous voulez calculer précisément votre niveau de putting actuel et le comparer à votre index réel, j’ai préparé un guide spécifique pour ça :
>> Calculez votre index au putting
Vous y verrez si votre nombre de putts est cohérent avec votre niveau de jeu général…
…ou s’il représente une vraie marge de progression facile à aller chercher.
Pourquoi les 3-putts se corrigent plus vite qu’on ne le pense
La bonne nouvelle dans tout ça : réduire sa fréquence de 3-putts ne demande pas de réinventer son swing de putting.
Ça demande de travailler une chose précise.
La distance, pas la direction…
… et de savoir à quel moment commencer à lire le terrain.
La plupart des golfeurs commencent bien trop tard, une fois arrivés sur le green, alors que la vraie lecture doit démarrer en s’approchant.
C’est un ajustement, pas une refonte complète.
Et c’est justement parce que ce levier est sous-exploité qu’il fait gagner des points rapidement…
… même à des joueurs qui pensent avoir « un bon putting ».
Pour aller plus loin
Je détaille toute la méthode (lecture des pentes, maîtrise de la distance et les exercices concrets pour travailler ça chez vous) dans :
>> Putting 3D 2026 – Stop aux 3-putts
Vous reconnaissez votre propre fréquence de 3-putts dans les chiffres ci-dessus ?
C’est le point de départ le plus simple pour les faire baisser dès votre prochaine sortie.
Sources : agrégats de données PGA Tour et statistiques Strokes Gained pour les données professionnelles ; bases d'analyse de performance amateur (Shot Scope, Arccos) pour les données Index 0 et Index 20+.
